En 2018, l’armée recrute dans tous les métiers

par Aliette Trocheris, le 01 Fév 2018

Le Parisien | Economie-Emploi | Bérangère Lepetit | 25 janvier 2018

L’armée est l’un des plus gros employeurs de France. Cette année, elle va accueillir plus de 25 000 jeunes recrues dans les métiers militaires, mais aussi civils.

Base de Saint-Dizier, Haute-Marne. Felipe, titulaire d’un bac sciences et technologies de l’industrie, a été recruté il y a un an au poste de contrôleur aérien. ARMEE DE L’AIR/LAETITIA TAMUSSIN

L’armée n’a jamais autant eu besoin de jardiniers… et d’informaticiens ! En 2018, le quatrième employeur national ouvrira à nouveau grand ses portes sur tout le territoire aux jeunes recrues militaires, des jeunes âgés en moyenne de 18 à 30 ans, à partir d’un niveau 3e et désireux de s’engager. « Cette année, l’armée de terre recrutera 15 000 jeunes. L’armée de l’air va faire appel à 3 000 aviateurs et la marine aura besoin de 3 500 recrues supplémentaires », énumère Anne-Sophie Avé, directrice des ressources humaines au ministère de la Défense. Des chiffres stables depuis cinq ans.

Côté personnels civils, l’armée va également accueillir cette année 3 600 civils, femmes ou hommes, dans plus de cinquante métiers. « Nous avons aussi besoin de secrétaires, de linguistes, de médecins, d’ingénieurs, des data scientists ou des spécialistes des systèmes d’information et de communication », précise Marc Treglia, au service des ressources humaines du ministère. Des recrues aux profils parfois spécialisés, titulaires d’un bac +5 et qui ne se dirigent pas spontanément vers l’armée. Le ministère, confronté à la concurrence du secteur privé, a donc décidé fin 2017 de faire appel à un cabinet de… chasseur de têtes qui l’épaule dans ses recherches.


TÉMOIGNAGE. «Il faut savoir gérer son stress»
Les avions, c’est la passion de sa vie. Son rêve d’enfant même. « Quand j’étais petit, en banlieue parisienne, j’avais des tas de posters de Rafale sur les murs de ma chambre, raconte Felipe. Plus tard, je passais mes week-ends avec des amis à l’aéroport de Roissy pour faire des photos. » Depuis un an, son bac STI (sciences et technologies de l’industrie) et sa formation de militaire en poche, Felipe a été recruté en tant que sous-officier à la base aérienne de Saint-Dizier (Haute-Marne), où il assiste tous les jours, de sa tour de contrôle, au ballet des Rafale sur la piste de décollage qui lui fait face.

Son métier ? Communiquer avec les pilotes qui atterrissent ou décollent de la base de Saint-Dizier. Ici, ils s’entraînent à voler avant de partir en zone de guerre, au Sahel ou au Levant (Proche-Orient). « Dans ce métier, il faut savoir rester concentré, pouvoir gérer son stress quand, par exemple, les conditions météorologiques ne sont pas avec nous et qu’il faut assurer une opération risquée », précise-t-il. Felipe ne vole pas. De temps en temps, il travaille de nuit, assure des permanences de 24 heures, où ses yeux doivent souvent rester rivés sur la piste. Mais, chaque matin, le jeune sergent, qui touche un salaire mensuel de 1 800 € net par mois, se lève avec le sourire. « Je ne m’ennuie jamais car je change souvent de tâche, je travaille en équipe dans une bonne ambiance et je vois des avions en permanence », poursuit-il. Une certitude pour lui aujourd’hui : il poursuivra sa carrière dans l’armée de l’air.

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